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Les contes du Coran : Souleïman: Prophète et roi |
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Les oiseaux et les Djinns au service de Souleïman.
"Souleïman hérita de Daoud et il dit : Ô vous les hommes !
On nous a appris le langage des oiseaux. Nous avons été comblés de tous les bien : voilà vraiment une grâce manifeste".
(Sourate XXVII - Les Fourmis, 16)
En tant que prophète élu de Dieu pour transmettre ses directives aux humains, Souleïman fut à l'instar des autres prophètes, dont son père Daoud et son ancêtre Ibrahim, doté par sa grâce, de pouvoirs surnaturels dépassant ceux du commun des mortels.
Ces pouvoirs étaient du domaine du miracle, qui amenaient ceux qui en étaient témoins à croire en leurs missions. Celles-ci étaient dans le dessein d'abolir les fausses croyances et d'appeler à un Dieu unique Allah, dont l'origine en araméen est "EL". C'est-à-dire l'innomable, car il dépasse l'imagination et l'entendement et ce par opposition à la religion païenne dont les dieux étaient représentés par moult icônes et effigies.
Souleïman était doté du pouvoir de comprendre le langage des oiseaux qui faisaient partie de son armée, composée également de Djinns sur lesquels il avait un ascendant lui permettant de les commander à sa guise et de les utiliser à son service.
Souleïman, sentit le besoin d'aller se recueillir et prier Dieu afin de l'aider dans sa mission. Il se dirigea vers le Temple de Jérusalem où se relayèrent les prophètes et qui fut le point par lequel commença l'ascenscion du Prophète Mohamed vers le Trône Divin après le voyage nocturne qu'il entreprit monté sur "El Bouraq", un cheval ailé que Dieu lui avait envoyé.
Après y avoir passé quelques jours, Souleïman alla au Yemen et à Sanaâ, et dans un lieu retiré il décida de réunir les oiseaux qui obéirent à son appel.
Les fourmis avaient remarqué sa présence et se hâtèrent sur la recommandation de l'une d'elles de regagner leurs souterrains de peur d'être écrasées par Souleïman et son armée.
"Quand elles arrivèrent à la vallée des fourmis, une fourmi dit : Ô vous les fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Souleïman et son armée ne vous écrasent sans s'en apercevoir".
(Sourate XXVII - Les Fourmis, 18)
Souleïman qui comprenait son langage sourit, et remercia Dieu de l'avoir doté de ce don, ainsi que ses parents et l'implora de lui permettre d'accomplir le bien qu'il agrée et de le faire entrer par sa miséricorde parmi ses fidèles serviteurs.
Il constata l'absence de la huppe et se montra très furieux contre elle.
"Souleïman passa en revue les oiseaux puis il dit : Pourquoi n'ai-je pas vu la huppe ? Serait-elle absente ? je la châtierai d'un cruel châtiment ou bien je l'égorgerai, à mourir qu'elle ne me présente une bonne excuse".
"Sourate XXVII. Les Fourmis , 20, 21)
La huppe arriva, perturbée et essouflée. Elle avait une excuse qui lui épargnerait le cruel châtiment de son maître Souleïman.
-Je t'apporte une nouvelle certaine des Saba.
Ceux-ci ont pour souverain une femme, comblée de tous les biens et qui a un trône immense. Dit-elle sur un ton de certitude. Elle ajouta que les Saba se prosternaient au soleil avec leur reine.
"Le démon a embelli leurs actions à leurs propres yeux. Il les a égarés du droit chemin, ils ne sont pas dirigés".
(même sourate, 24)
Nous allons voir su tu dis la vérité, s'exclama Souleïman. Il prépara une missive à la reine de Saba, et demanda à la huppe d'aller la lui transmettre.
"Pars avec ma lettre que voici, lance-là aux Saba, puis tiens-toi à l'écart et attends leur réponse".
(même Sourate, 28)
La huppe partit aussitôt au palais de Balkis, pour y déposer la lettre devant elle, et s'éloigner.
Elle la prit et la lut avec l'avidité de connaître sa teneur.
Elle réunit, sa cour sur le champ.
"La reine dit : Ô vous les chefs du peuple ! Une noble lettre m'a été lancée. Elle vient de Souleïman. La voici : Au nom de Dieu !
Celui qui fait miséricorde, la Misercordieux ! Ne vous enorgueuilissez pas devant moi ; venez à moi soumis".
(même Sourate, 31)
Cette lettre avait suscité la colère de ses interlocuteurs, qui la considérèrent comme un affront et un défi qu'il fallait relever en ripostant par la guerre. Mais, nous verrons que Balkis, dont le cœur avait vibré pour Souleïman, dès qu'elle lut la lettre, avait choisi la voie pacifique, qui était au fond d'elle-même une résignation à cet homme exceptionnel car doté de pouvoirs surnaturels.
Ahmed YOUNES - Le Temps |