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Tunisie: A la veille de l'Aïd, l'heure est aux bilans |
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Au moment où l'Aïd approche à pas de géant, l'heure est aux chiffres et
aux bilans, plus particulièrement pour le secteur du commerce et de la
consommation et des moyens de contrôle mis en place.
A ce propos, on apprend que les infractions ont intéressé 3.117 marchands de fruits et légumes, 1.113 boucheries, 1.106 vendeurs de volailles, 1.800 commerces de produits alimentaires. Au 21 Ramadan, les réclamations ont atteint les 312, provenant de toutes les régions, ce qui a permis d'intervenir directement pour relever 292 infractions qui ont concerné le non-affichage des prix, le défaut de facturation , l'augmentation des prix, la vente conditionnée, le refus de vente, la publicité mensongère, l'utilisation de moyens de pesage non réglementaires, et diverses autres infractions. La majorité de ces infractions ont concerné l'augmentation illicite des prix.
Pourtant, l'approvisionnement en fruits et légumes et produits de la pêche est normal au cours des trois premières semaines du mois de Ramadan. Les quantités des fruits et légumes distribuées dans les 19 marchés ont été de 82 mille tonnes dont 32 mille dans le Marché d'intérêt national de Bir El Kassaâ où 33 mille tonnes de poisson sont parvenues, soit une évolution de 3% par rapport à la même période de l'année dernière.
L'offre des tomates produites a connu une diminution dans le même marché, puisque la moyenne des apports est passée de 140 tonnes par jour à 90 tonnes. Les stocks régulateurs ont pu améliorer l'offre en viande bovine (2.400 tonnes), en viande ovine (144 t), en escalope (132 t), en lait (14 millions de litres), en oeufs (52 millions d'oeufs) et en pommes de terre (16 mille tonnes).
L'offre des primeurs est meilleure que celle enregistrée au cours des dix premiers jours du mois de Ramadan, notamment en ce qui concerne l'oignon, les petits pois, les dattes en branches, les dattes en vrac et les artichauts. Les prix se caractérisent d'une façon générale par la stabilité dans les différentes régions, mais pour avoir des produits de qualité, il faut payer plus.
Les prix qui ont connu une diminution sont ceux des pommes de terre (4%), des oignons secs (de 4 à 36%), des oignons verts (de 8 à 18%), des tomates (de 5 à 28%), des carottes (4%), du citron (de 2 à 4%), des pommes (de 1 à 7%), des dattes en vrac (de 4 à 21%). Par contre, de légères augmentations ont touché des produits qui ont connu une pression de la demande comme le persil, et les produits de fin de saison comme le raisin dont le prix a augmenté de 7% et les pêches de 3%.
En somme, une grande amélioration de l'approvisionnement, notamment concernant les primeurs, des prix raisonnables et une action de contrôle efficace.
Ch.gh. - La Presse
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