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Le Tunisien, la rentrée scolaire et Ramadan : Attention, «prêts», partez... |
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Le Tunisien va faire face simultanément à deux échéances importantes :
le mois de Ramadan et la rentrée scolaire. Comment s’est-il préparé
pour s’en sortir à bon compte ? Témoignages.
Tunis-Le Quotidien A peine l’été fini, avec ses innombrables et ses veillées interminables, le Tunisien est de nouveau appelé à faire face à deux échéances de taille qui nécessitent un gros budget et un sens aigu de débrouillardise. La rentrée scolaire et Ramadan constituent en effet deux événements importants dans la vie de nos concitoyens. Ces derniers n’ont d’autres choix que de se préparer conventionnellement à faire face aux multiples dépenses occasionnées par l’avènement successif de deux rendez-vous qui vont particulièrement solliciter les bourses des ménages.
Comment les Tunisiens s’y sont-ils préparés ? La question est sur toutes les lèvres et chacun y va de sa méthode propre pour se tirer d’affaire. Certains de nos concitoyens se sont ainsi rués sur les caisses sociales pour dénicher un prêt de consommation; d’autres pour des raisons objectives ont préféré recourir aux prêts bancaires car ils exigent moins de formalités.
Saïda, fonctionnaire a choisi de concilier l’utile à l’agréable. Elle a contracté un prêt bancaire de six mille dinars à la fois pour l’achat d’une voiture d’occasion pour célébrer comme il se doit le mois de Ramadan et surtout pour permettre à ses enfants de reprendre le chemin de l’école dans les meilleures conditions.
Abdellatif, employé dans une entreprise privée, a de son côté, contracté un prêt de 1000 dinars auprès de la Caisse nationale de la sécurité sociale pour faire face aux multiples dépenses.
Habib, fonctionnaire de son état n’a pas rencontré de difficultés particulières pour subvenir à ses besoins prévisibles pour les deux échéances. «Je suis de nature organisé. Je laisse toujours de côté une certaine somme d’argent pour éviter les mauvaises surprises.
Pour moi, la rentrée scolaire et le mois de Ramadan, de par leur importance dans notre vie, constituent des événements ordinaires pour lesquels je me suis toujours préparé», dit-il.
La majorité des Tunisiens dont nous avons recueilli le témoignage estiment que ces deux échéances nécessitent des dépenses énormes. Si sur le pécuniaire elles ne posent pas de problèmes particuliers, ces deux événements les contraignent à revoir leurs prévisions et à redéfinir leurs priorités.
C’est le cas de Abderrazak, chef d’atelier de réparation de voitures, pense que la rentrée scolaire et le mois de Ramadan l’ont obligé à revoir certaines priorités.
Pour Hassen, le problème ne se pose gère. Marié et père d’un enfant, ces deux événements très importants sont des échéances comme les autres.
Lotfi TOUATI - Le Quotidien - 09/09/06 |