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Retour de « Dlilek Mlek » et « Choufli hall » et Al Aroui en version moderne |
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«Nos portes sont ouvertes aux débats. Quant à la langue de bois, ce
sont les participants à ces débats qui la créent et pas l’ERTT»
«Nous sommes une chaîne de télévision publique et notre objectif est de
toucher toutes les catégories sociales, tout en veillant au respect de
nos valeurs et des nobles objectifs tracés par le Changement»,déclare
M. Mustapha Khammari, président de l’Etablissement de la radio et de la
télévision tunisienne, lors d’une rencontre de presse hier au siège de
l’Atce.
Mais la télévision tunisienne est appelée à faire un relookage et répondre à la fois à la concurrence des autres télés ainsi qu’aux attentes des Tunisiens et leurs préoccupations. «La télé tunisienne est une chaîne publique et généraliste. C’est pour cela que nous avons veillé à la variété de nos programmes pour répondre à toutes les attentes, répond M. Mustapha Khammari. Seulement, on tient à le faire avec beaucoup de professionnalisme et le téléspectateur tunisien adhère à cette démarche. La preuve c’est que chaque fois qu’il y a une production de chez nous, les Tunisiens sont là. De ce point de vue, le problème de la concurrence ne se pose pas. Avec les dossiers et les débats, nous essayons de créer des espaces de dialogue qui répondent aux préoccupations des Tunisiens. Nous tenons à ce que ces reportages ou ces débats répondent à l’éthique journalistique et sans mauvaise foi ni diffamation. Nos portes sont ouvertes aux débats. Quant à la langue de bois, ce sont les invités de ces débats qui la créent et pas l’ERTT. Notre rôle tient à fournir les bonnes conditions du débat. Nous avons également réservé un espace aux jeux comme Dlilek Mlek pour qu’on soit en quelque sorte à la page et on puisse retenir le spectateur tunisien». En parlant de Dlilek Mlek, le président de l’ERTT a répondu à la question des recettes publicitaires engendrées par ce programme. «Ce genre de programme coûte très cher, dit-il, on a trouvé un producteur qui le finance et nous le donne en prêt-à-diffuser (PAD), en échange on lui donne 16 minutes de publicité avec les recettes des SMS. Les recettes qui passent juste avant et après Dlilek Mlek appartiennent à l’ERTT». M. Khammari a mis ensuite l’accent sur l’augmentation de la production nationale par rapport aux programmes importés. Les chiffres avancés sont 91,25% pour la production nationale contre 8,75% pour les productions étrangères représentées par les dessins animés et un feuilleton syrien. Le président de l’ERTT a insisté sur le fait que devant le coût très élevé de la production, les institutions économiques doivent penser à financer les projets dès leur départ. Entrer en production pour que celle-ci voie le jour. Car jusque-là, ils se sont contentés de sponsoriser le produit final. Pour qu’une production voie le jour, ces institutions doivent s’impliquer dès le début.
Abdelaziz Aroui, Dlilek Mlek, Choufli hall, et Younès fi Tounes
Avec 91,25% de production tunisienne, le mois de Ramadan promet d’être attractif vu l’engouement de nos téléspectateurs pour tout ce qui vient de chez nous. La nouveauté cette année pour le mois de Ramadan, c’est la série de 30 épisodes Aziza et Younès fi Tounes, une émission de chants et de variétés inspirée des contes populaires tunisiens. Nouveau également les 15 épisodes de Hikayet El Aroui revisités et déclinés dans une version moderne. Dans la rubrique feuilletons, on verra cette année défiler un feuilleton genre social de Abdelkader Jerbi et un autre policier de Mohamed Ghodhbane avec 15 épisodes chacun. Nwassi ouateb pour le premier et Hayet et Ameni pour le second. Le retour de Dlilek Mlek sera assuré par Sami Fehri à la même tranche horaire. Côté sitcoms, c’est Choufli hall qui revient dans sa troisième partie avec 30 épisodes avec tout l’humour de Hatem Belhadj en goguette. On ne change pas une équipe qui gagne.
S.T. - La Presse |