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Ramadan : de la colline de Byrsa à la Médina de Tunis |
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Reconnue en tant que centre financier et économique qui promet, la Tunisie réussit sans la moindre peine à faire valoir son patrimoine culturel, artistique et civilisationnel. La vie intellectuelle est si riche, si intense. En attestent les nombreuses manifestations qui s'y tiennent de long en large du pays et qui témoignent des choix politiques judicieux, et de l'ardeur et du zèle des décideurs habilités à prendre les décisions adéquates.
Un automne vécu comme une grande fête populaire L'automne tunisien s'annonce plus que jamais artistique. Le calendrier du festival de la Médina coïncide cette année avec celui de l'Octobre musical qui vient nous proposer gracieusement une gamme de sonates musicales particulièrement raffinées, à même de séduire les oreilles les plus récalcitrantes. Et cela dans un cadre hautement symbolique, l'ancienne basilique Saint-Louis, devenue depuis l'Acropolium de Carthage. Il en va de même pour le festival de la Médina qui, lui, demeure viscéralement associé au mois saint de Ramadan. Il invite les noctambules à la redécouverte de la magie de la Médina, à travers une promenade culturelle et conviviale conçue dans une optique de mise en valeur pérenne de notre patrimoine urbanistique. Des lieux qui en disent long sur les fabuleux trésors de notre médina, une des plus belles du monde arabo-musulman, et qui serviront de cadre aux multiples facettes des spectacles proposés : Dar Lasram, Dar Husseïn, les Jardins du Palais Khéreddine Pacha, Club Tahar-Haddad, Zaouia Sidi Mehrez et enfin le somptueux palais mauresque Bir Lahjar où l'on célèbre les musiques liturgiques et spirituelles venues de plusieurs pays arabes. Un automne qui s'annonce comme une joyeuse fête populaire et qui confirme cette sensation intense de bien-être et de grande joie interne dans laquelle baigne le Tunisien à qui la vie se montre sous un jour favorable et dépourvu de tout souci. Un automne, synonyme d'une palette de couleurs et de variétés ramadanesques qui traduisent expressément la volonté d'une ville qui entend poursuivre ce conte de fées dans une jubilation méritoire à laquelle tous les indicateurs la prédisposent. A.I. - La Presse |