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Festival de la médina - " Art " par Kouka, Rostom et ben Yaghlène |
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Festival de la médina - " Art " par Kouka, Rostom et ben Yaghlène
Un cataclysme - à cause d'une œuvre d'art: La pièce " Art " de Yasmina Réza jouée par Mohamed Kouka, Hichem Rostom
et Raouf Ben Yaghlène a été programmée dans le cadre du festival de la
médina dimanche au théâtre.
Une occasion de retrouver ces trois amis autour de cet étrange tableau blanc et autour de leur incroyable amitié. Serge achète à un prix fort un tableau blanc immaculé, une œuvre d'art contemporain qui, le moins qu'on puisse dire, ne laisse pas indifférents ses amis Marc et Yvan. Trois individus différents, à chacun son tempérament, ses défauts et sa marque d'égoïsme. L'apparition de l'œuvre est une occasion pour discuter de l'art mais aussi pour mettre à l'épreuve leur amitié. L'avis de chacun sur la signification du tableau et sa valeur est le principal sujet de discorde mais peu après c'est l'effet boule de neige .De la nouvelle passion de Serge pour l'art contemporain et sa récente introduction dans la haute sphère surgissent les malaises qui hantent chacun d'eux. Les non-dits et les vraies impressions refont surface : le snobisme de Serge, la vulnérabilité d'Yvan, la suffisance de Marc dérangent et après l'apparition du tableau, elles ne sont plus supportables. Les compliments, le tact et la diplomatie disparaissent pour laisser place à un règlement de comptes verbal entre les trois amis. Qu'est ce que l'amitié ? Complaisances et compromis ou conflits et confrontations ? C'est en constante confrontation qu'évoluent les personnages, à part relativement, Yvan qui a un caractère tolérant, effacé et " flasque " et veut éviter les situations de blocage se dérobant derrière ses deux amis chaque fois qu'on lui demande son avis. Du moins, au début. Bientôt les quatre vérités sont dites même à Yvan " l' hybride ". Un bouillon de révélations choc et de sincérité se joue sur scène et les ardeurs sont calmées par la douleur de la vérité crue. " Un cataclysme " comme l'a si bien dit Marc, qui a changé les données L'individu, ses démons et ses peurs dictent aux personnages leurs répliques, à Marc son ton sarcastique et arrogant, à Serge ses airs hautains et sa fausse détermination, à Yvan son ton pleurnichard et plaintif. Le tableau origine de tous ces échanges devient le point de réconciliation et l'autel de l'amitié renouvelée. La subtilité des mots et la légèreté des répliques font la force de ce spectacle qui malheureusement est desservi par la faiblesse de la diction et l'irrégularité du " flow " de Mohamed Kouka, et l'accent tunisifié de Raouf Ben Yaghlane. A certains moments on n'arrive pas à comprendre ce que dit Serge tellement les syllabes sont étouffées. Peu être que l'idée de plusieurs critiques qui réclamaient une version tunisienne ou arabe de la pièce est bonne et profiterait à la qualité de l'interprétation.
Hager ALMI mercredi 26 septembre 2007 le temps
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